Ultra trail – Alimentation et hydratation

Ultra trail – Alimentation et hydratation

11 décembre 2025
Grégory Julien Baron

Découvrez comment bien manger et bien vous hydrater pendant un ultra-trail. Stratégies simples, erreurs à éviter, timing, énergie, électrolytes…

Un guide complet et clair pour aller au bout sans exploser en vol.

Ultra trail - Alimentation et hydratation

Alimentation et hydratation pendant un ultra-trail

Quand tu t’engages sur un ultra, tu ne pars pas juste pour courir. Tu pars pour négocier avec ton estomac, discuter avec tes jambes et faire la paix avec ton cerveau.

Et dans cette négociation permanente, l’alimentation et l’hydratation jouent le rôle d’avocats : sans eux, tu prends cher.

On fait le point, sans blabla inutile, avec des conseils concrets et faciles à appliquer.

Comprendre ce dont ton corps a vraiment besoin

Un ultra, c’est un long voyage où ton moteur mérite autre chose que de « voir au feeling ».

Ton organisme carbure principalement aux glucides, mais pas que : les minéraux, l’eau et un peu de gras jouent aussi leur partition. Pendant un ultra, ton corps brûle entre 250 et 350 calories par heure.

Et non, il ne peut pas tout prendre dans ton gras — même si c’est tentant de se dire « je vais sécher ». L’apport recommandé se situe entre 40 et 60 g de glucides par heure.

Gels, compotes, barres, boissons énergétiques… ce que tu veux, du moment que tu supportes.

Les minéraux : le truc qu’on oublie (jusqu’à ce que ça pique)

Sodium, potassium, magnésium… ils gèrent la contraction musculaire, la transmission nerveuse et la régulation hydrique.

Quand ça manque, tu passes en mode crampes ange-gardien : « Bonjour, tu veux t’arrêter ? ». Ton corps peut tourner un moment sans solide, mais sans eau ?

Là, pas très longtemps. Une déshydratation de 2 % réduit déjà tes performances. Autant dire que sur un ultra, ça peut arriver vite.

Ultra trail – Hydratation : trouver le bon rythme

Boire, oui mais pas n’importe comment ou n’importe quoi. Le but est d’absorber régulièrement, sans attendre d’avoir la bouche sèche comme un biscuit.

Combien boire par heure ?

Entre 400 et 800 ml selon la chaleur, l’altitude et ton rythme. Si tu transpires beaucoup, vise plutôt la fourchette haute.

Et si tu cours au froid, ne te fais pas piéger : on a moins soif, mais on perd quand même de l’eau.

Eau ou boisson énergétique ?

Un bon équilibre, c’est 50/50. L’eau seule dilue tes sels minéraux. La boisson énergétique seule peut vite écœurer. L’alternance, c’est souvent le meilleur compromis.

Signes que tu dois ajuster

  • Mal à la tête : tu bois pas assez.
  • Ballonnements : tu bois trop vite.
  • Urines très foncées : warning rouge.
  • Envie d’uriner toutes les 20 minutes : warning inversé.

Ultra trail – Alimentation : trouver ce qui passe

Pendant un ultra, manger, c’est un art martial. Ton but : nourrir la machine sans déclarer la guerre à ton estomac.

Quand manger ?

Idéalement, toutes les 30 à 45 minutes. Mieux vaut fractionner que taper un gros morceau d’un coup. Ton système digestif aime la douceur, surtout en plein effort.

Que manger ?

  • Gels : rapides, efficaces, mais parfois lourds à la longue.
  • Compotes : douces, passe-partout.
  • Barres céréalières : parfaites en début de course.
  • Aliments salés : indispensables pour garder l’équilibre (tucs, mini sandwichs, soupe…).
  • Fruits secs : naturels, mais attention aux fibres si ton ventre est joueur.

Les ravitos : ton buffet tactique

Profite-en pour intégrer du salé et varier. Soupe chaude, purée, pâtes… l’important est d’apporter quelque chose de différent de tes encas habituels. La variété permet d’éviter le dégoût, le vrai ennemi du long.

Ultra trail - Alimentation et hydratation

Ultra trail – Adapter sa stratégie selon la météo

Par temps chaud

  • Hydrate-toi plus souvent.
  • Ajoute plus de sel.
  • Favorise les textures liquides : elles passent mieux.

Par temps froid

  • Ne tombe pas dans le piège du « j’ai pas soif ».
  • Mange un peu plus solide : ça réchauffe et tient mieux.
  • Garde ta boisson au chaud dans un compartiment interne si possible.

Tester avant : la règle d’or absolue

Ce que tu n’as jamais testé, tu ne le prends pas en course. C’est simple, c’est bête, mais ça évite 90 % des galères digestives. Tes entraînements longs sont faits pour ça : mets ton système digestif à l’école, et fais tes réglages.

Les erreurs classiques

  • Attendre la soif pour boire.
  • Tester un nouveau gel le jour J.
  • Penser qu’on peut tenir « juste à l’eau ».
  • Manger trop d’un coup.
  • Ignorer les signaux du corps parce que « ça devrait passer ».

Conclusion – Simple, régulier, efficace

Bien manger et bien boire pendant un ultra, ce n’est pas un tableau Excel. C’est une routine simple, régulière, adaptée à ton corps et à la course.

Avec une hydratation continue, des apports bien répartis et un peu de bon sens, tu mets toutes les chances de ton côté pour franchir la ligne sans finir en zombie déshydraté.

Et ça, c’est clairement plus classe sur les photos.


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