Le 13 septembre 2026, 30 000 femmes se retrouveront à Paris pour une nouvelle édition de La Parisienne by nākd. Derrière les dossards et les kilomètres, chacune prendra le départ avec une histoire différente.
Pour certaines, la course est devenue un moyen de se reconstruire. Pour d’autres, elle représente un défi personnel, une manière de reprendre confiance ou simplement un moment à partager en famille.
À quelques jours de l’événement, six parcours racontent ce que La Parisienne représente au-delà du chrono.
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Délia Santibanez : de la prothèse cachée au départ des 7 km
Pendant longtemps, Délia Santibanez a cherché à cacher son handicap.
Après avoir perdu sa jambe droite dans un accident de voiture au Mexique, elle a dû reconstruire son quotidien. Avec le soutien de ses proches, elle a progressivement retrouvé son autonomie et poursuivi ses études. Elle a ensuite construit sa vie professionnelle et familiale en France.
La naissance de sa fille a marqué un tournant important. Délia ne voulait pas qu’elle grandisse avec l’idée qu’un handicap devait être dissimulé. Elle a alors commencé à porter un autre regard sur son corps et à assumer davantage sa différence.
La course à pied est arrivée plus tard. Avant de courir, il a fallu reprendre par la marche, la rééducation et le Pilates. Elle a également dû adapter progressivement son corps à l’effort avant de rejoindre un club d’athlétisme.
Après trois participations à La Parisienne, Délia franchira une nouvelle étape cette année. Elle prendra le départ des 7 km en courant.
Un symbole fort pour celle qui cherchait autrefois à cacher sa prothèse et qui souhaite désormais montrer ce dont elle est capable.
Loganne Lechâble : courir d’abord pour souffler, puis pour se dépasser
Loganne Lechâble n’a pas commencé la course à pied avec un objectif de performance.
Elle traverse alors une période personnelle difficile et cherche simplement un moyen de faire sortir ses émotions. Courir devient progressivement une échappatoire.
Au fil des mois, cette pratique prend une autre dimension. Loganne découvre qu’elle peut supporter l’inconfort, progresser et se fixer des objectifs qu’elle pensait autrefois hors de portée.
Elle enchaîne d’abord les 10 km, puis les semi-marathons. En avril 2026, elle franchit une nouvelle étape en terminant son premier marathon à Milan en 4 h 47.
Aujourd’hui, elle ne court plus uniquement pour se sentir mieux. Elle veut aussi progresser et découvrir jusqu’où elle peut aller.
Sa participation aux 10 km de La Parisienne by nākd. représente donc une nouvelle étape. Mais elle souhaite également profiter de l’événement pour partager son énergie avec d’autres femmes.
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Feiza Afif : retrouver un souffle grâce à la course
Pour Feiza Afif, la course à pied est arrivée dans un moment de deuil.
Après la disparition de son père en février 2025, elle consacre d’abord son énergie à sa famille et aux nombreuses démarches à accomplir. Quelques semaines plus tard, lorsque le quotidien se calme, la douleur devient plus difficile à contenir.
Elle ressent alors le besoin de courir.
Feiza commence modestement avec une vieille paire de baskets. D’abord 500 mètres, puis un kilomètre. Petit à petit, la course prend de plus en plus de place.
Elle décide alors de s’inscrire à La Parisienne pour sa première compétition. Elle y termine les 7 km sans s’arrêter.
Cette première ligne d’arrivée lui donne envie d’aller plus loin. Son nouvel objectif est désormais de terminer un 10 km.
Grâce à cette pratique, Feiza a également découvert de nouveaux clubs et rencontré d’autres coureurs. Une aventure sportive qui lui a permis de retrouver de l’élan dans une période particulièrement difficile.
Aurore Cieslik : retrouver confiance dans son corps
Après un post-partum compliqué, Aurore Cieslik décide de reprendre progressivement une activité sportive.
Atteinte d’un handicap moteur qui touche son épaule droite, elle doit composer avec un déséquilibre et des douleurs régulières. Depuis moins de deux ans, le sport lui permet de retrouver progressivement confiance dans son corps.
L’année dernière, elle avait réussi à terminer les 7 km de La Parisienne.
En 2026, elle augmente la distance.
Avec deux entraînements par semaine, Aurore prépare désormais les 10 km. Ce nouveau défi représente une étape supplémentaire dans son parcours et dans l’acceptation de son corps.
L’ambiance de La Parisienne constitue également une motivation supplémentaire pour celle qui souhaite continuer à avancer à son rythme.
Marie-Claire et Valentine : une histoire de course de mère en fille
Pour Marie-Claire et sa fille Valentine, La Parisienne est devenue un rendez-vous familial.
Tout commence en 2013.
Marie-Claire a alors 44 ans lorsqu’elle découvre l’événement grâce à son entreprise. Elle décide de relever le défi des 7 km avec sa fille.
Quelques entraînements suffisent pour lui donner le goût de la course à pied.
Les années passent et la pratique s’installe progressivement dans son quotidien. Treize ans après ses débuts à La Parisienne, Marie-Claire réalise même un défi qu’elle n’aurait jamais imaginé auparavant : courir son premier marathon.
Depuis 2017, mère et fille participent également ensemble au Challenge Mère-Famille.
Le duo a même remporté le 7 km en 2025.
Une histoire qui montre aussi que La Parisienne peut devenir un véritable rendez-vous de transmission et de complicité entre générations.
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Nicole Averty : 79 ans et toujours sur les 10 km
Nicole Averty apporte encore un autre regard sur l’événement.
Née le 16 janvier 1947, elle sera cette année la doyenne des participantes engagées sur les 10 km.
À 79 ans, Nicole prendra une nouvelle fois le départ d’une course qu’elle affectionne particulièrement.
Son engagement rappelle que la pratique sportive ne possède pas d’âge unique. À La Parisienne, les objectifs et les histoires personnelles comptent parfois davantage que le classement.
Une course qui dépasse largement le chrono
La Parisienne rassemble chaque année des milliers de participantes dans les rues de la capitale.
Certaines viennent chercher un chrono. D’autres veulent terminer leur première course, repousser leurs limites ou simplement partager un moment particulier.
Les histoires de Délia, Loganne, Feiza, Aurore, Marie-Claire, Valentine et Nicole illustrent cette diversité.
Il est question de handicap, de deuil, de maternité, de reconstruction, de transmission et de dépassement de soi.
Autant de parcours qui rappellent qu’une ligne d’arrivée peut parfois représenter beaucoup plus qu’un résultat inscrit sur une montre.
Le 13 septembre, 30 000 femmes prendront le départ de La Parisienne by nākd.
Il y aura 30 000 dossards.
Mais probablement autant de raisons différentes de courir.

